___Je n'ai pas trouvé de façon plus originale que de (re)commencer mon blog avec un « ADIEU ». Un Adieu qui n'a pu être fait. Ce n'est désormais que dans mes souvenirs que ce temple de l'électro pointu – dit « Minimal » – restera gravé. Un souvenir n'en restera pas pour le moins amer, tout ça à cause de représentants de la loi, dépourvu d'esprit critique, exécutant les ordres comme ils ont été formés, et ne cherchant même pas à savoir si la loi, était réellement appliquée. Au passage, je précise que dans cet article figurera ce que je retiendrais pour vérité.
_ ▄ ▄ ▄
___J'ai découvert le Bar Live, il y a 4~5ans de ça, par Patrice et Cyril : un lieu où la fête n'était que pures folies. J'étais déjà allé à la villa rouge quelques fois, quand Patrice me proposa un soir vers 11h, de découvrir cet after. Nous avons dormi jusqu'à 4h du matin, et nous nous sommes levé l'air de rien. Entre Bédarieux et Montpellier, nous avons principalement écouté du Minimal. Arrivé sur place, j'étais assez étonné, par la taille imposante de l'endroit, et l'originalité de son aménagement. J'étais un petit garçon émerveillé, loin de me douter de l'autre facette qui faisait du Bar Live un endroit mythique : la drogue.
___Ce fut néanmoins là que j'en vis de mes propres yeux pour la première fois, avant de me rendre compte qu'il était possible d'en trouver à la villa aussi. Mais le tout petit jeune homme que j'étais était littéralement apeuré à l'idée de consommer le moindre produit illicite. Je n'avais quasiment jamais bu, et je n'avais jamais fumé quoi que ce soit – chose que je n'ai toujours pas fait à l'heure actuelle.
___J'avais une sensation de liberté incroyable, tel un ado dans un monde d'adulte, où tout le monde s'amusait. Néanmoins le temps passa, et j'y retournais de moins en moins. J'allais toujours à la Villa Rouge, les amis que je fréquentais n'étaient pas assez « arraché » pour avoir ne serais-ce que l'envie d'un After.
___C'est alors que je rencontrais un charmant jeune homme, lors de la GAY PRIDE 2007 : Lucas, qui me présenta rapidement sa bande. Tous âgé de quelques années de moins que moi, mais bien plus en avance dans le domaine de l'interdit. C'est donc là, durant les mois de Novembre et Décembre 2007, que je franchi l'interdit moi aussi. Deux toutes petites « expériences », qui me permirent de comprendre à mon tour ce que les gens aimaient dans la drogue. Des expériences, dont je suis vraiment fier à présent, et dont je n'ai absolument aucun regret. Bien que ces expériences s'arrêtèrent très rapidement, je ne pu m'empêcher 1an et 3mois après d'avoir envie de fêter « dignement » la fermeture du Bar Live.
_ ▄ ▄ ▄
___J'appris la nouvelle par facebook, où des amis à moi avaient adhéré au groupe de la « Der des Der du Bar Live ». Je pris donc contact avec Lucas, qui me dit qu'il n'était pas intéressé – ce qui m'étonna assez fortement. Néanmoins, je trouvais une amie de la fac, qui n'y était plus allé depuis plusieurs années, et qui avait bien envie de participer à la dernière matinée. Malheureusement elle se retrouva affublée d'une minerve l'avant-veille, j'en étais dépité. Retournant vers Lucas, il m'annonça que finalement, il comptais y aller mais pas à l'ouverture (05h00), mais plutôt en milieu de matinée vers 10h00. Je me dis que c'était parfait, au moins je ne serais pas creuvé pour les derniers instant de Mix de CEBB. Je me couchait tôt comme, jamais pour être bien en forme à 10h le lendemain.
___Le lendemain peut avant 08h00, je recevais un SMS de Lucas, me disant, que le Live, était fermé, et qu'il était dégoûté. Après l'avoir immédiatement rappelé, il m'expliqua que les flics se tenaient devant le Bar Live, empêchant les gens – dit Liveurs – de rentrer. Bien que les nerfs me prisent, je le retrouvais Gare Saint Roch comme prévu et nous partîmes en direction du Live. Evidemment sur place – forcé de constater que ses propos étaient vrais – nous marchâmes donc, un moment devant, pour voir des gendarmes à fière allure, étant en train d'exécuter promptement les ordres. A l'intérieur CEBB mixait, pour les 200 personnes qui avaient pu entrer.
_ ▄ ▄ ▄
___La bonne question à se poser devant tant de « connerie », est pourquoi. Pourquoi des représentent de la loi, censé l'appliquer jusqu'au bout, s'ils étaient pleinement dans la légalité de leur action, n'ont t'il tout simplement pas évacué le Bar Live, coupé le son, arrêté les salariés qui étaient allé au-delà, de l'arrêté préfectoral ?
___La vérité est bien simple. L'arrêté préfectoral stipulait bien que l'établissement devait fermer la veille à minuit, et quand bien même, ça n'aurais pas été le cas, cet arrêté n'a tout simplement pas été remis, par les autorités, au gérant qui doit le signer! Oui, vous avez bien lu, la procédure légale n'a pas été respectée ! La Gendarmerie à donc pris la liberté de remettre l'arrêté à une employée.
___La direction du Bar Live, savait qu'elle allait recevoir un arrêté de 45jours, suite aux problèmes du GHB, et du GBL – que les autres établissements de la nuit ont rencontré – et encore les Gendarme n'ont laissé que sous entendre le dit arrêté. Seulement il faut savoir qu'il peut se passer 3 mois avant qu'un arrêt soit établit et remis
___Les responsables qui étaient actuellement en place, ont pris contact avec leur avocat, qui comme la loi le prévois, et dans ce cas : NON RECEVABLE (puisque le gérant lui seul à la capacité à recevoir ce document en main propre comme le stipule la procédure). Normal donc que l'« équipe » décide de maintenir la matinée, le gérant rentrant prochainement aurait signé le dit arrêt, et le Bar Live, ce serait retrouvé fermé pour 45 Jours.
___Que pouvons-nous penser de cela ? L'action des pouvoirs public peut elle faire étant dans ce cas précis d'un abus de pouvoir, et d'acharnement ? Où va-t-on quand le pouvoir dérive en tendant vers le totalitarisme ? A vous d'y réflechir ...
_ ▄ ▄ ▄
___Voici le communiqué du DJ du Bar Live : CEBB, que je tenais à diffuser sur mon blog :
« J'ai remis le son a chaque intervention du colonel. Apres m'avoir dit qu'il représentait la loi et que je devais arrêter sur le champ la musique, je lui ai simplement rétorqué que je l'appliquerais quand lui-même l'appliquerait a la lettre et qu'il pouvait donc allez ce faire foutre. Après quand même m'avoir jeté dans les disques en me ceinturant.
Attendez, d'où il a le droit de me toucher ?
Ma colère étant déjà dans le rouge et voyant que je ne lâcherais pas l'affaire, je ne lui donnerais pas d'autre solution que de m'embarquer pour pouvoir arrêté le son ou pour outrage a agent, bref j'attendais que ca, étant reconnu travailleur handicapé je voulais finir pas porté plainte contre lui avec une cheville foulée... il s'est résigné au bout de 20 minutes ...
Je peux vous garantir une chose, si il avait réellement eu le droit d'arrêter la musique, je vous garantie qu'il l'aurait fait et n'aurait même pas cherché a dialoguer avec moi, pour l'avoir déjà vécu, c'est une certitude.
Maintenant si j'ai un message perso à vous dire, battez vous pour vos droits, n'oubliez pas que beaucoup de gens sont morts pour ces mêmes droits ».
_ ▄ ▄ ▄
___En résumé, le BAR LIVE – après une énième fermeture administrative – n'est plus, mais il nous reste une chose, la force de nous battre pour nos droits. Que cet épisode insuffle le courage de se battre ... à ceux qui sauront. Vous savez.
___L'« équipe », lassée devant tant d'acharnement, à décidé de passer à autre chose, et sincèrement, je pense qu'ils ont fait le bon choix. Le Bar Live, restera dans nos mémoires comme un mythe, un symbole, que qui conque ne pourra effacer tant que nous respirerons.
